Le 100 km de Sologne 2014 de Karine

100km-sologne-2014Il était une fois, 100 fois 1 kilomètre ou les 100 km de Sologne
Ce samedi 30 août 2014 à 6h30 à Theillay, je m’apprête à courir ma plus longue distance et ce après seulement 3 ans de course à pied quasiment jour pour jour…

Préambule
Tout à commencé début septembre 2011. Mon dernier rentre à la maternelle, j’ai encore 15 kilos en trop avec mes 2 grossesses successives plutôt mal gérés côté balance ! Y de cela une dizaine d’années je courrai et au final c’était simple, il suffit de pas grand chose et de peu de temps. C’est décidé, avec enfin du temps pour moi, je rechausse les runnings. 

Volontaire je m’inscris d’emblé au semi-marathon de Paris pour mars 2012, l’objectif à tenir. Semi validé, poids perdus, envie d’aller plus loin gagnée… mon but est de désormais d’allonger les distances et faire ce que plus jeune je ne trouvai pas intéressant, c’est à dire du marathon et plus. J’avais bien couru la Saintélyon en 2001 (68km) mais çà c’était fun, une course de nuit en décembre par monts et par vaux, je viens !

2013, je laisse les moyennes distances pour plus long avec un écotrail de Paris sur 50km et un premier marathon à Toulouse en octobre.

2014 sera mon année ultra. Je décide de préparer des courses où la distance ne sera pas inférieure au marathon. Je ne suis pas une super coureuse, mon temps au marathon est de 4h43. A vrai dire je ne cours pas non plus à la perf. J’ai juste du plaisir à courir et finir. A ce moment là faire 100 km sur route est encore un projet pour 2015. Mais la vie est faite de rencontre. En mars je cours le 80km de l’écotrail de Paris où je fais la connaissance de deux sacrés ultrarunners, Francine et Marc. Ce dernier habite la même ville que moi, je l’avais aperçu lors de mes entraînements sur les chemins de la forêt qui nous sert de terrain de jeu. Dans une discussion après course, je lui fait part de mon envie de courir au 24 heures de Feucherolles sur 12 h. Marc me conseille plutôt un 6 heures pour débuter sur la discipline et me dit qu’ils seront de la partie sur le 24H.

Entre temps je cours le marathon d’Annecy en avril, puis arrive les 6 heures fin mai. La course de l’inconnu. Tourner sur une boucle de 1,3 km pendant 6 heures… pas si dur en fait et c’ est un bon exercice pour le mental, important en ultra. A la fin de l’épreuve, je demande à la petite bande expérimentée quel 100 km ils me conseillent !

– t’as qu’à venir avec nous fin août en Sologne !
– Heu, fin août ? ça va pas !…

Mais voilà, l’envie est là, le doute aussi. Ces gens ne sont vraiment pas fréquentables ! Francine en remet une couche, un peu plus tard, « allez viens avec nous, t’as deux mois pour t’entraîner et on court avec toi !!! »

La nuit portant conseil, c’est bien connu…c’est comme çà qu’un beau matin on chausse ses runnings comme d’hab mais avec le désir de préparer un 100 km, qu’on poste son inscription en tremblant, si si, qu’on ne pense plus qu’à çà pendant deux mois d’été où faudra tout concilier. Je suis mère au foyer et c’est les vacances scolaires…

Préparer une course aussi longue faut quand même y aller avec des kilomètres dans les jambes.

Je ferai une belle prépa en juillet avec 300 km et pas mal de bi-quotidien pour arriver à faire du kilométrage ne pouvant pas faire de très longues sorties en une seule fois. Un trail de 50 km avec 2600 m D+ début août, pas trop traditionnel mais on fait comme on peut quand on est en vacances en montagne pendant la prépa, puis j’ aime bien çà ! Des randos, du vélo de route jusqu’ à l’accident bête, une glissade sur un tapis et c’est l’entorse à la cheville à 3 semaines de la course. Arg ! Ô désespoir !?

D’un naturel optimiste, je continue à y croire. Des entorses, j’en ai déjà eu un sacré nombre de fois et je sais que rien n’est impossible. Alors je continue à y croire mais je sais aussi qu’une contrainte de ce genre ce sera sûrement des souffrances en plus pour en venir à bout. Je mets alors toutes mes chances de côté. Strap et béquille, repos, arnica, argile verte, bain de sel, glaces…tout y passe. Une semaine après ma cheville ne me fait plus mal en statique, je refais donc un peu de vélo et un peu de natation et j’arrive à marcher quelques heures avec le strapping sans trop de douleurs. La dernière semaine, j’essaye un footing d’une heure le lundi, pied lourd le soir, un deuxième de 50 minutes le mercredi, tout va bien. Samedi je prendrai le départ !

La course
Vendredi 29 juillet, toute la famille suit comme d’habitude. Nous prenons la route pour Thiellay, petite bourgade du Centre en Sologne près de Vierzon. Tout se passe autour du foyer municipal. Retrait des dossards, pasta party, couchage, petit déjeuner, camping, départ, arrivée…

Nous optons par la solution camping sur les espaces verts autour du foyer, comme bon nombres de participants venus en camping cars ou avec leur toile de tente. Chez nous, monsieur et les enfants seront sous la toile tandis que moi dans le palace de notre van pour déjeuner tranquille et m’habiller, le départ est à 6h30.

Entre temps, Francine et Marc arrivent à leur tour. Je file retirer mon dossard et là, la dame me dit « c’est pour les 100 km ici! » Oui je sais… ah ok, votre nom ? ça commence bien. A côté, y a la table pour les 50km. A regarder autour de moi, il me manque peut être les cheveux blancs qui vont avec les jambes musclées ! Ici les vétérans sont à l’honneur, bon nombre de V2 et V3. Je  repars avec le dossard, 6 verres sérigrafiées avec le logo de la course, une bouteille de sauvignon et un paquet de sablés artisanaux fabriqués dans la région. Très sympa comme accueil. Les copains plantent leur toile à leur tour et vont à la pasta party, nous prenons notre repas à la tente et dodo pour tous. Demain y a du boulot sur la planche !

Dimanche 30 août, 4h00. Le réveil sonne. La nuit fut courte dû à un endormissement un peu trop long. Mais je sens bien et moins stressée que les jours précédents. Je prépare mon petit déjeuner maison. Dans un sac congel, j’ai pris ma dose de crème sport dej maison avec des graines de chia et des baies de goji ainsi que du muesli aux fruits secs. Je rajoute une banane coupée en morceau, le tout arrosé de lait d’avoine. Un repas copieux mais digeste auquel j’ajoute une jus de fruit frais et une boisson chaude à base d’orge. Mon repas habituel du matin. Je file ensuite me dégourdir les jambes jusqu’aux sanitaires du gymnase et me recouche un peu avec de la musique en attendant. Marc et Francine prennent leur petit dej au foyer à 5 heures (un peu tard je trouve cet horaire prévu) et me retrouvent dans le van pour papoter un peu.

6 heures. On fini de se préparer. Remplissage des gourdes, passage aux toilettes et direction la ligne de départ où je retrouve mes camarades en compagnie d’autres copains à eux, qui participent aux 100km et au 50km. Chris, mon mari, nous rejoint pour nous immortaliser le moment avec quelques photos et filmer le départ.

6h30. Bang ! Et c’est parti, il fait encore un peu nuit et doux. On sort rapidement du village pour se retrouver sur des routes bordées de forêt en lignes droites. Paysages qui ne nous lâchera pas beaucoup durant la course hormis quelques traversées de villages. Bonne ambiance dans la troupe. Devant, c’est parti fort. Aujourd’hui c’est les championnats de France, y a du beau monde et y a aussi une cinquantaine de coureurs qui font le 50 km. De toute façon faut pas traîner, le temps imparti est de 15h30.
Les kilomètres défilent, les ravitaillements tous les 5 kilomètres donnent le rythme. Ma cheville me fait mal mais sans plus. Le strap léger posé la veille la maintient bien toutefois. Peu avant le km 15,  on croise les premiers coureurs, nous avons un petit aller retour de 10 km à faire. Petit coucou aux coureurs, échange ou pas, d’encouragements.

Il commence à faire chaud vers 10h30, heureusement beaucoup de passage à l’ombre en forêt.

On s’arrête à tous les ravitaillements, je prend systématiquement 2 à 3 verres, 1 eau, 1 gazeuse, 1 coca et une demi banane et 1 quartier d’orange. Et tous les 20km, un gel anti oxydant que j’ai sur moi. A partir du 40ième kilomètre, je bois de plus en plus d’eau à ma gourde perso.

Sur les tables on y trouve, de l’eau, du coca, de l’eau gazeuse et de la boisson isotonique ainsi que de la bière. En solide, c’est banane, sucre, chocolat noir, raisins et abricots secs et à partir du km 50, il y a en plus du fromage, du saucisson, des tartines de rillettes, et km 90, des crêpes. Bon rien de spécial pour la végétalienne que je suis. De toute façon mon truc à moi c’est les bananes !

Tous les bénévoles sont adorables avec nous, aux petits soins et ont le mot de réconfort et la répartie pour blaguer aussi. Merci à eux.

42km195, on nous annonce notre passage au marathon en 5h03. Je me sens super bien, les jambes tournent bien mais je commence à souffler un peu. Mes camarades sont au top, ah ces V2 ! Et ma cheville dans tout çà ? Toujours pareille, légère douleur. Par contre, c’est ma cuisse qui commence à me faire souffrir, elle se contracte vite. Un déplacement de douleur ? Je commence à demander à mes deux compères de la marche pour relâcher le muscle. Ca marche bien. Puis un autre bobo arrive, malgré la crème nok mise ce matin aux niveaux des aisselles, la brûlure est inévitable. Grrr. Au ravitaillement du 45, Chris est là avec les enfants. Je suis contente de les voir, petits bisous à tous. Je lui demande de me mettre de la nok sous les aisselles et là, horreur. Je me suis vu accoucher d’un troisième en quelques secondes. Vite repartons, que de l’air glisse dessus. Non c’est pire, au secours ! Je serre les dents. Va falloir accepter cette douleur encore pendant des heures…

Km 50, pause photo obligatoire même si de ce côté là, on n’est pas avares. On repart, 6h14 de course, le rythme est bon. Marc est au top de sa forme, limite s’il ne nous fait pas la roue !!! Bon çà va ! C’est son 10ème, il connaît la chanson, mais quand même, c’est pas juste y a une jeunette qui trime à côté !

Par contre côté cerveau, çà tourne encore, je me dis qu’il nous reste 9h15 pour faire les 50 prochains kilomètres. On a de la marge pour finir et c’est bon pour le moral car la suite je me doute que ce ne sera pas la même moitié à répéter.

55, 60 km, les kilomètres défilent sur ces longues lignes droites. La circulation est ouverte, nous courront au sommet de la route pour des raisons de confort. Les bas côtés sont en dévers ou de mauvaises qualité. Il faut donc parfois se rabattre et revenir en fonction des voitures. Ca commence à être usant avec la fatigue. Je marche de plus en plus mais on ne perd pas trop de vitesse. Nous gardons une allure de 7.8 km/h. Je fixe mon regard sur les chaussures de Marc. Je ne veux plus voir ces lignes droites. Par contre Francine a du mal à marcher, son tendon d’Achille est plus facile à dompter en trottinant. Allez comprendre Charles ! J’essaye de garder une petite foulée mais rien n’y fait, je stoppe pour marcher. J’en suis désolée tant est si bien, qu’au km 65, je craque littéralement. Gros coup de fatigue. Mon corps dit stop. Plus rien, je n’arrive pas à recourir. Et là, c’est les larmes qui coulent. Marc à mes côtés me regarde impuissant. Je laisse couler ces larmes. Je sais que ma tête doit prendre le dessus, qu’il faut passer ce cap. Le prochain ravitaillement arrive. Chris est là et m’encourage. Il voit ma détresse, il sait trop bien ce que cette phase signifie, il connait çà mon ultratrailer de mari et me laisse tranquille en me disant qu’il sera au prochain ravitaillement.

Marc pondère, en me disant que si çà va vraiment pas, on peut arrêter ! Ah non ! Je vais y arriver, çà va revenir. J’avale une gel coup de fouet que j’ ai sur moi au cas où… oui, me faut du sucre ! Allez hop et on continu. On propose à Francine de partir devant, et je la vois s’éloigner. Marc suggère de courir 5 minutes et de marcher 2 minutes dés que je le sens. Ok allons y ! Mon corps peine, c’est devenu un bout de bois mais j’y arrive. A ce moment là, nous sommes à 7,5km/h au général. Nous avons bien perdu. Marc me motive, « on a le temps, on va le faire ». Il a raison, serre les dents cocotte ! On tient ce rythme là pendant 10 kilomètres.

Un peu avant le ravitaillement du km 80, je ne peux plus tenir. Courir me fait mal. Lever les jambes est un supplice. Par contre, j’arrive à bien marcher au rythme de 5/6 km à l’heure pas si mal après 80 kilomètres. Faut tenir, oui faut tenir comme çà jusqu’au bout !

Km 85, plus que 15. On vient de faire 2 marathons ! On double encore quelques concurrents encore plus cuits que moi. Notre vitesse générale diminue. On demande à Chris de nous fournir une frontale, on va finir à la nuit tombante et on aimerait bien se faire voir des voitures. Manquerai plus qu’on se fasse écraser !

Km 90, on retrouve notre Francinette nationale, assisse dans un transat en train de manger une crêpe. Demi heure d’attente pour finir avec nous. Faut dire qu’elle avait trouvé le bon ravito, sacré Francine !

J’ai deux accompagnateurs en or. La plupart des coureurs ont des suiveurs à vélo, ben moi j’ai deux coureurs adorables, quel luxe !

On repart à trois, j’ai plus trop de jambes, relancer est difficile. Je n’ai pas le droit d’arrêter et puis mes deux amis sont là pour moi.

Km 95, je cri à la vue du panneau. Maintenant on va décompter, mais que c’est long un kilomètre…

La nuit commence à tomber, nous sommes sur une toute petite route, pas de circulation, ouf ! Par contre, les moustiques font leur apparussions. Ca pique, je n’arrive pas à les chasser.

96…97…98…mais que c’est long. Je discute avec mes camarades mais je ne suis plus vraiment là. J’entre dans une nouvelle dimension. Je plane. On voit enfin le panneau de Theillay, deux signaleurs nous annoncent 1300 mètres avant l’arrivée. Je ferai répéter 2 fois, je ne comprend pas très bien en effet. Je suis en mode automatique. Un pied devant l’autre et j’avance toujours entre 5 et 6 km/h. Nous sommes à 7,1 km/h d’allure générale.

Km 99, un autre cri déchire la nuit. Mes amis proposent de faire la photo et d’immortaliser le moment. Je leur dit, « vite, faut je que finisse mon corps ne tient plus ». Je les laisse prendre d’autres poses et me remet en route vers mon point final. Repartir après cette courte pause, me déchire les jambes, remettre en route est si dur mais le rythme revient au bout de quelques pas. Les deux V2, sacrés Vétérans 2, me retrouvent en petites foulées.

J’aperçois Chris venir à notre rencontre, je comprend que c’est bientôt la fin. Il me dit moins de 500 mètres, je suis tendue. Un croisement, une barrière, une dame nous dit, » 300 mètres, bravo ». Mes compagnons me demande de finir en courant, je me prépare mentalement. C’est dur mais ils ont raison, je dois essayer. Je leur demande d’attendre de voir l’arche. Une autre barrière, des gens, des encouragements, des applaudissements, des félicitations…tout est flou. On tourne à gauche, elle est là, l’arche de la délivrance mais aussi l’arche de la fierté, l’arche du courage et de l’amitié. Marc et Francine, ces deux grands coureurs au grand palmarès me prennent les mains et me lèvent les bras. Je recours, mes enfants sont là, heureux de voir leur maman arriver. Ils crient tandis que nous franchissons le centième kilomètre. 14h21 et 40 secondes, je suis cent bornarde ! Je tombe dans les bras de mes deux amis, l’émotion me gagne et les larmes recoulent à nouveau…

Merci de m’avoir amenée et soutenue au bout d’une telle course! Marc vient de franchir la ligne d’un 100km pour la 10ème fois et Francine pour la 6me fois ! Respect les champions.

Nous finissons à la 67, 68 et 69ème place sur 83 arrivants sur la course open 100km et 99 autres arrivants sur le championnat de France. Félicitations à tous.

La ligne franchie, on nous remet une belle serviette blanche aux couleurs de la course, je la passe autour de moi, me ravitaille. Je tiens encore debout mais je file vite chercher un kiné. Les secouristes m’installent dans une salle en attendant qu’ il arrive. 10 minutes plus tard, une dame rentre, elle était sur le départ. Je serai la dernière me dit elle. Elle me trouve une grosse contracture à la cuisse droite… oui je sais ! Phénomène de compensation avec ma cheville, soit disant ! Elle masse et m’étire, ouille ouille ouille. Mais çà fait du bien.
Après une douche bien chaude tout ce petit monde se quitte, il est déjà tard et on veut tous rentrer se reposer chez nous. Pas de camping ce soir, s’il vous plaît.

A J+2, tout rentre dans l’ordre. Je marche normalement après un lendemain difficile. Reste les deux grosses brûlures aux aisselles, 5 par 5. La prochaine fois plus de débardeur sur si long ! Dans une semaine, les bobos auront disparus, restera que le bonheur d’avoir vécue cette belle aventure.

Pour finir un merci à l’organisation.

Je dédicace ce 100km à ma petite Fanny, partie trop tôt et dont le courage et la volonté ne l’aura jamais lâchée. Force et honneur à ta mémoire petite sœur.
Karine Mérel

Photo Francine Hervier et Marc Torre

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2 Commentaires

  1. Lapine Runneuse

    Super Karine, Super récit ! Tu as fait preuve d’un sacré courage. Ton récit est rempli d’émotions. Tu devrais nous conter tes aventures plus souvent !
    Bon c’est pas tout mais du coup, j’ai envie d’y aller à ces 100 km de Sologne ! Tu y retournes cette année ? 😀
    Gros bisous ! On se voit sur l’EcoTrail ?
    Carole

    Répondre
    1. Karine

      Coucou Carole, merci pour ton mot que je découvre. Je ne pas pris l’ habitude de conter mes courses mais celle-ci je me devais de témoigner, une promesse à mes amis.
      Je suis étonnée que vous ne soyez pas encore inscrits les lapinous, allez hop hop hop. C ‘est un beau 100 km, champêtre et rustique. Confort minimal ici. Pas d’ écotrail pour moi mais pour monsieur cette année. Je suis sûre qu’ on se retrouvera sur une course bien avant Millau ! Bises

      Répondre

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